
L’association de promotion et de protection des droits de l’homme Haki za Binadamu Maniema se dit profondément préoccupée par le non-respect et le dépassement du délai raisonnable lors de l’instruction des dossiers judiciaires dans la province du Maniema. Elle l’a dit dans un communiqué de presse datant du 06 mars 2026. Pour elle, c’est une entrave judiciaire constatée dans le chef de certains opérateurs de la justice dans la province. Et cela, en violation des articles 19 alinéa 2, 9 alinéa 3, 14 alinéa 3 point c et 7 alinéa 1 de la constitution, du pacte intenational relatif aux droits de civils et politiques et de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
A en croire le document de Haki za Binadamu Maniema, ces retards déraisonnables menacent l’efficacité et la crédibilité de la justice. Ils s’observent souvent dans toutes les phases de la procédure judiciaire tant civile que pénale. Cette structure croit que ces comportements de certains opérateurs de la justice constituent des fautes disciplinaires car ces derniers cherchent directement ou indirectement à entrer en contact avec les parties en cause, avant leurs avis ou décisions, selon le cas pour exiger le pourboire.
Ainsi, pour pallier à cette situation, Haki za Binadamu Maniema recommande aux magistrats, OPJ et IPJ de veiler au respect strict de leur serment, de s’abstenir de tout manquement aux devoirs de leur état, à l’honneur ou à la dignité de leurs fonctions et de se démarquer de tout comportement susceptible de ternir leur image. Et aux chefs des juridictions et chefs d’offices, de veiller au régime disciplinaire du magistrat et d’enclencher des actions disciplinaires sévères à l’égard des magistrats infracteurs et de sanctionner les officiers de police judiciaire récalcitrants.
Au conseil supérieur de la magistrature, Haki za Binadamu le recommande d’exercer son pouvoir disciplinaire en infligeant des sanctions sévèrement aux magistrats récalcitrants, de les écarter de la promotion en cours, de proposer la révocation de ceux qui méritent cette sanction auprès du Président de la République afin d’assainir le corps judiciaire.
Et enfin, au barreau et au syndic des défenseurs judiciaires, cette structure citoyenne les recommande de bien assurer les intérêts de leurs clients devant les instances judiciaires et d’exiger le respect du délai raisonnable dans toutes les étapes d’instruction des dossiers judiciaires par les responsables d’application de la loi.


Deck’son Assani Kamango
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